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Dimanche 18 août, à 20h

 

Malmundarium
Cour intérieure de l’abbaye de Malmedy

Entrée : 15€  /  Prévente : 12€
Gratuit – de 18 ans

«European Celtic Orchestra ».
Jeremy Herbiniaux accordéon, Mélanie Bruniaux Harpe, Andreea Minulescu Teclu chant, Mathieu Thonnard contrebasse, Héloïse Gaullier vielle à roue, Gaétan lo Presti et Célestin Massot percussions, Florent Chaumont et Capucine Decourt alto, Olivier Schmitt violon, Amandine Flandre et Jonathan Bruyninx Guitarre.

 

Créé en 2017 par le violoniste Olivier Schmitt et composé de musiciens belges, français, italiens, roumains,… L’orchestre développe un large répertoire de musique folk, celtique, breton,…. Au fil des concerts et des auditoires, le groupe joue des répertoires qui se prêtent à la danse ou aux concerts et pourquoi pas les deux? Ce sera le cas dans cette soirée. C’est une musique festive parle et touche tant les musiciens qui la jouent que le public qui la reçoit car ses impulsions, ses rythmes, ses mélodies coulent dans notre sang et chantent dans nos mémoires depuis des temps immémoriaux. Une belle découverte, de joie et de convivialité et pourquoi-pas de danse….

Les origines :
On ne sait rien, ou presque, de la musique pratiquée par les Celtes dans l’Antiquité. L’archéologie nous apporte tout juste quelques éléments sur les instruments utilisés à cette époque, comme la harpe, la flûte ou le carnyx. La cornemuse, instrument habituellement associé aux musiques celtiques, serait en fait d’origine grecque (la gaida), voire égyptienne. Elle s’est ensuite répandue en Europe par l’intermédiaire de la civilisation romaine. Elle ne serait arrivée en Ecosse qu’au IXe siècle. On la retrouve aussi dans d’autres folklores qui n’ont rien de celtiques (Gascogne, Auvergne, etc.). Par contre, elle a disparu de la musique galloise au XIXe siècle, et on ne connait plus aucun exemplaire de l’instrument, comme pour la cornemuse normande (la loure). La harpe, symbole de l’Irlande, est très présente dans les mythes irlandais et gallois. Des archaïsmes, comme l’utilisation de gammes pentatoniques, peuvent donner des idées sur la musique celtique de l’antiquité. Les plus anciennes traces de folklore connues dans les pays de langue celtique remontent au Moyen-Age. La première partition jouable, le manuscrit de Pennlyn, date du XVIIe siècle. A cette époque, la destruction de la société clannique en Irlande et en Écosse par les Anglais entraîne la disparition de la musique de cour au profit d’une musique populaire. De nouveaux instruments, comme le violon, font leur apparition. A partir du XVIIIe siècle, la mode du collectage d’airs populaires par des érudits nous permet d’avoir un vaste aperçu des musiques traditionnelles de cette époque ; Edward Bunting en Irlande, George Thompson en Écosse, ou encore Théodore Hersart de La Villemarqué en Bretagne nous ont légué en héritage le répertoire des artistes de cette époque. Les premiers pipe-bands écossais n’apparaissent qu’au XIXe siècle d’une rencontre forcée avec les tambours anglais. Les bagadoù bretons, eux, sont nés à la fin des années 1940.

Qu’est-ce que la musique celtique ?
La musique celtique se dit des musiques (populaires, traditionnelles ou savantes) originaires des nations celtiques et des régions de la zone d’influence, à savoir : Écosse • Irlande • Ile de Man • Cornouailles • Pays de Galles • Bretagne • Asturies • Galice
Il est possible d’en trouver la trace dans des pays où la musique fut importée par les colons originaires des pays celtiques, comme l’Australie, les États-Unis, etc. On utilise ce terme au singulier ou au pluriel. Au singulier, « musique celtique » a deux sens : soit une référence géographique basée sur l’origine et la culture des peuples concernés, soit une référence ethno-musicologique ; dans ce sens, on considère que lorsque les musiques des pays celtes ont gardé de vrais caractères bretons, irlandais, etc., subsiste un ensemble de tendances propre à la musique celtique. Le principal défenseur et promoteur de cet angle de vue est Alan Stivell. Au pluriel, « musiques celtiques » met en exergue les différences. En France, la musique celtique est célébrée tous les ans au Festival interceltique de Lorient.