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Vendredi 16 août, à 20h

 

Malmundarium
Cour intérieure de l’abbaye de Malmedy

Entrée : 15€  /  Prévente : 12€
Gratuit – de 18 ans

Ciné-musique, improvisation sur des films de Charlie Chaplin et Buster Keaton par Johan Dupont

Johan Dupont commence le piano à l’âge de 4 ans. Parallèlement à une formation classique au Conservatoire de Liège, il fréquente aussi la classe d’improvisation de Garett List et suit les cours du pianiste Eric Legnini à la section Jazz du Conservatoire Royal de Bruxelles.

Pianiste, mais aussi trompettiste et accordéoniste, Johan Dupont se produit aujourd’hui régulièrement dans des styles musicaux variés, allant de la musique classique au jazz, en passant par la variété, la musique de théâtre ou encore l’accompagnement de films muets.

Il fait partie de plusieurs groupes musicaux (Big Noise, les Swing Barons), qui lui donnent l’occasion de participer à de nombreuses manifestations : Festival de Jazz de Liège, Francofolies de Spa, Gaume Jazz Festival, Festivals des Arts de la rue de Chassepierre, Fêtes de Wallonie ou encore Festival Juillet musical de Saint Hubert…

L’histoire ancienne des spectacles lumineux déborde d’exemples qui prouvent la présence constante du son et particulièrement de la musique : des expérimentations acoustiques et musicales du fantasmagore Robertson, en passant par le Théâtre optique d’Émile Reynaud – pour qui le compositeur Gaston Paulin écrivit en 1892 la partition de Pauvre Pierrot – jusqu’à la sonorisation des films muets par les disques.

 

Piano et musique au temps du cinéma muet. Déjà, au début du siècle, le public populaire parisien se pressait dans les salles de spectacles de quartier à Montmartre, Montparnasse, aux Buttes-Chaumont, aux Champs-Élysées. À la fin des années 1920, le music-hall, le cabaret, le café-concert, les opérettes, le vaudeville et les revues musicales en tout genre continuent de prospérer. Parallèlement, le cinématographe connaît aussi une large expansion dès son lancement en 1895. Il s’intégrera vite aux autres formes de spectacle présentées dans les fêtes foraines, et il sera également utilisé dans le music-hall entre deux chansons, entre deux numéros1. Dans ce contexte les séances accompagnées par la musique, par le bruitage et les commentaires, mais aussi par les bruits extérieurs occasionnés par le projecteur et l’ambiance remuante du public, sont la preuve d’une présence permanente du son dans le spectacle et d’un échange constant avec le signifié de l’image animée.

Au début, la musique était jouée en dehors de la salle, dans le seul but d’attirer le public ; elle entre ensuite dans la salle pour « sonoriser » les images animées. Comme on peut le lire dans une revue professionnelle des années trente : « On essaya de remplir le vide acoustique des cinémas par une “illustration musicale” qui tâcha de s’adapter aux sentiments suggérés par les événements qui se déroulaient sur l’écran. » …